Aide humanitaire
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Aboubakri N'Diaye 🗓️ 16/07/2026
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📋 Sobre este projeto

"Un Appel à l'Éveil Souverain" est un manifeste politique et poétique qui analyse la géopolitique africaine et dénonce l'impérialisme. Il associe une critique rigoureuse des enjeux contemporains à des poèmes engagés pour éveiller la conscience de la jeunesse. Son objectif est d'unir les peuples et de tracer la voie vers une véritable souveraineté et une dignité retrouvée.

📖 A história completa

Mon Parcours : De l'épreuve à la foi
Après avoir obtenu mon CEP en 6ème année à Fassoudèbé, à seulement 21 km de Nioro, j'ai été transféré à Didiéni pour poursuivre mes études. C'est durant la 7ème, la 8ème et la 9ème année que ma maladie a commencé. À l'approche du DEF (Diplôme d'Études Fondamentales), je ne pouvais plus rien faire ; ma vision était devenue totalement floue (ɲé hɛɛra fɔ iyé). Le jour de l'examen, j'ai dû prendre le car pour retourner au village afin de me soigner. Il était 10h quand je suis passé devant l'école : je voyais mes camarades en récréation, le cœur serré.
J'ai passé environ trois mois au village à suivre des traitements traditionnels, et mes yeux commencèrent enfin à retrouver la lumière du jour. À l'approche de la rentrée scolaire, j'ai pris la décision de retourner à Didiéni pour redoubler ma 9ème année et décrocher mon DEF.
Cependant, après le premier trimestre, je me suis réveillé un matin en sentant mes pieds trembler comme ceux d'une personne terrifiée. Le vieil homme, ami d'enfance de mon père, me demanda ce qui se passait. Ma seule réponse fut : « Moi-même, j'ignore ce qui m'arrive. » J'ai tenté de prendre mon vélo, mais c'était comme si une force m'empêchait de monter dessus. Finalement, le vieux appela un jeune homme pour m'accompagner à l'école. À quelques mètres de l'arrivée, j'ai voulu essayer de conduire seul. C'est alors que l'heure a sonné : « J'ai soulevé mon pied droit et je me suis retrouvé par terre, renversé avec le vélo » (ɲé hɛɛra fɔ iyé).
C'était en 2009-2010. Mes parents m'ont alors amené à Bamako, dans ma famille maternelle à Hamdallaye. J'ai consulté de nombreux médecins, passant notamment 20 jours à l'IJA de Faladjè, puis chez Bourama Soumaoro et Binafou Fofana (que Dieu ait pitié de son âme). Je m'y suis rendu 20 fois, accumulant 20 ordonnances qui ont fini par vider complètement le commerce de mon père, qui était pourtant un tailleur très renommé à Didiéni et dans ses environs.