20 Femmes, 1 Coopérative, un Avenir : Soutenez la Couture au Tchad

Y YOUSSOUF NASSOUR KOSSI 🫶 Pour Association La Vision Citoyenne, en partenariat avec la Coopérative des Femmes Tisseuses, Brodeuses, Teinturières et Couturières (Coopérative Rizpa) 🗓️ 23/06/2026
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📋 À propos de ce projet

L’Association La Vision Citoyenne, en partenariat avec la Coopérative Rizpa, lance un projet en deux volets : (1) Restructurer la coopérative (réhabilitation du local, achat de machines) pour qu’elle redevienne viable. (2) Former 20 femmes vulnérables (dont 15 jeunes filles mères) à la couture, la broderie et la teinture, et les doter de kits de démarrage.

📖 L'histoire complète

Nous sommes l’Association La Vision Citoyenne, un groupe de Tchadiens et Tchadiennes ordinaires, mais avec un grand rêve : offrir une chance à celles et ceux qui n’en ont pas eu. Nous croyons que chaque femme mérite de se lever fièrement, de subvenir à ses besoins et de voir ses enfants grandir dans la dignité.

Notre plus grand trésor, c’est notre partenariat avec une femme exceptionnelle, Madame Rispa Weko. Elle dirige depuis des années la Coopérative des Femmes Tisseuses, Brodeuses, Teinturières et Couturières. Un petit atelier niché dans le quartier Sabangali à N’Djaména, où elle forme gratuitement des femmes démunies à la couture, à la broderie et à la teinture.

Prenons l’exemple de Fatimé, 24 ans, jeune maman de deux enfants. Elle a dû quitter l’école à 16 ans, faute de moyens. Aujourd’hui, elle vit chez sa tante, sans emploi, sans revenu. Ses enfants mangent un repas par jour, et parfois, elle doit choisir entre acheter du pain ou du savon.

Fatimé n’est pas seule. Elle est l’une des milliers de jeunes filles mères qui frappent à la porte de la coopérative de Rispa, en quête d’un avenir meilleur. Mais Rispa ne peut pas toutes les accueillir. Son atelier est délabré. Les murs s’effritent. Ses vieilles machines à coudre, achetées il y a dix ans, tombent en panne sans cesse. Les tissus et les fils manquent. Chaque mois, elle doit refuser des dizaines de femmes faute de moyens.

Rispa nous a dit un jour, les larmes aux yeux : « Je ne peux plus continuer comme ça. J’ai formé des centaines de femmes gratuitement, mais aujourd’hui, je suis à bout. Je n’ai plus rien à leur donner. Elles repartent avec le cœur brisé. Et moi aussi. »

Nous ne pouvons pas laisser Rispa et ces femmes tomber. C’est pourquoi nous avons décidé d’agir, et nous avons besoin de vous.

Notre projet est simple, mais il change des vies. Il a deux objectifs :

Premièrement : sauver la coopérative de Rispa. Réparer les murs, refaire l’électricité, rendre l’atelier digne. Acheter 10 nouvelles machines à coudre solides. Constituer un stock de tissus, de fils, d’aiguilles et de ciseaux. Former Rispa et ses 15 membres à la gestion et à la comptabilité, pour qu’elles puissent vendre leurs produits et vivre de leur travail.

Deuxièmement : former 20 femmes vulnérables. Recruter 20 femmes, dont 15 jeunes filles mères, qui, comme Fatimé, n’ont rien. Leur offrir une formation de 3 mois à la coupe, la couture, la broderie et la teinture. À la fin de la formation, leur offrir un kit complet : une machine à coudre, des tissus, des fils, des aiguilles, des ciseaux. Les accompagner pendant 3 mois pour les aider à lancer leur propre micro-entreprise.

Votre don ne disparaît pas dans un trou noir. Il se transforme en quelque chose de concret. Nous collectons 3 000 euros, soit environ 2 000 000 de francs CFA, pour lancer la première phase : réhabiliter le local, acheter 6 machines et payer les formatrices pour les 3 premiers mois. C’est un premier pas décisif.

Imaginez l’impact : la coopérative renaît, 15 femmes travaillent dans la dignité. 20 femmes sont formées et repartent avec leur propre machine. Fatimé pourra coudre des habits pour ses voisins, gagner 50 000 francs CFA par mois. Elle pourra nourrir ses enfants, les envoyer à l’école, acheter du savon et des médicaments. Elle retrouvera sa dignité.

Chaque femme formée devient une ambassadrice. Elle forme à son tour d’autres femmes. Le cercle vertueux continue.

Pourquoi maintenant ? Parce que des femmes comme Fatimé frappent chaque jour à la porte de Rispa. Parce que les machines de Rispa tombent en panne les unes après les autres. Parce qu’attendre, c’est condamner ces femmes à rester dans la précarité. La coopérative risque de fermer si nous n’agissons pas maintenant.

Je m’appelle Rispa. Depuis 15 ans, je forme des femmes à la couture. J’ai vu des sourires naître, des familles se reconstruire, des enfants aller à l’école grâce au travail de leur mère. Mais aujourd’hui, je suis au bord du gouffre. Mes machines sont cassées. Mon local est en ruine. Je ne peux plus rien offrir. Ce projet, c’est ma dernière chance, mais aussi la chance de toutes ces femmes qui m’attendent. S’il vous plaît, aidez-nous.

Chaque don, même modeste, est une pierre posée pour reconstruire la coopérative et construire l’avenir de 20 femmes. Vous ne soutenez pas seulement une association : vous soutenez des mères, des filles, des sœurs. Vous leur offrez un outil, un métier, une dignité.

Merci du fond du cœur.